Carnets de voyages en Italie et méditerranée

Les cocktails italiens, la suite …

Certes la découverte de l’Italie éternelle passe inévitablement, et bien heureusement, par ses monuments, ses musées, sa nature étonnante, mais elle ne saurait être complète sans profiter de son art de vivre inimitable. En ce sens Viaggio Italia a déjà consacré quelques articles à la cuisine romaine, à la Pizza Napolitaine, aux endroits où il fait bon sortir, mais nous nous sommes également lancés dans la découverte des cocktails italiens dans un premier article consacré à l’Americano et au Negroni, dont voici la suite, consacrée à deux incontournables : le Bellini et le Garibaldi !

Le cocktail Bellini

Vue d'un cocktail Bellini

Le Bellini est l’un des cocktails italiens les plus appréciés pour sa douceurPar Charles Clavadetscher (Travail personnel) [Public domain], via Wikimedia Commons

En 1948 au Harry’s Bar de Venise Guiseppe Cipriani, l’emblématique maître des lieux, crée le Bellini en l’honneur de Giovanni Bellini, le fabuleux peintre du quattrocento. Ça c’est l’histoire.

Le breuvage, lui, est une splendeur à la simplicité biblique. De la pêche blanche broyée délicatement mélangée à du champagne brut frappé. Pas snobs pour un sou les Italiens troquent volontiers le vin français pour du prosecco.

Plus âpre fut le débat quant à la manière de broyer la pêche. Certains racontent que ceux qui se risquèrent à la massacrer au mixer finirent dans le canal. Aussi nous vous livrons la bonne méthode. La pêche blanche et bien mûre doit être écrasée dans un linge à la main afin de livrer  son nectar…
Nul doute qu’après plusieurs Bellinis vous succomberez à la magie de Venise et qu’il vous semblera apercevoir au coin de la place la silhouette de Corto Maltese et pourquoi pas celle du gracile Tadzio…

Le cocktail Garibaldi

Le cocktail Garibaldi doit son nom à sa couleur rouge qui rappelle celle des chemises qui habillaient les troupes de volontaires qui suivaient Garibaldi

Le cocktail Garibaldi doit son nom à sa couleur rouge qui rappelle celle des chemises qui habillaient les troupes de volontaires qui suivaient GaribaldiCrédit photos Normann Copenhagen via Flickr sous licence Creative Commons

Lorsqu’en 1843, dans son exil uruguayen, Un Garibaldi désargenté racheta un stock de tuniques rouges destinées aux bouchers de Montevideo afin d’équiper sa légion italienne, il ne se doutait pas que ces modestes chemises inspireraient un jour un magnifique cocktail rouge corail

Juste composé de Campari largement arrosé de jus d’orange frais, le Garibaldi est le compagnon idéal d’une après-midi de farniente en terrasse. Si vous souhaitez  égayer sa dégustation, vous pourrez rappeler au serveur que le grand héros italien était somme toute français puisque né à Nice. L’expérience prouve que la discussion devient franchement animée à partir du cinquième verre…

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