Carnets de voyages en Italie et méditerranée
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Informations utiles lors du séjour en Italie

Les italiens ont pour habitude manger assez tard, le premier service est plutôt celui des touristes et …des autres Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

 

 

 

 

 

 

Les restaurants italiens et leur mode d’emploi

La typologie des restaurants, snacks et autres lieux de restauration, ainsi que l’organisation du repas sont une source d’incompréhension pour beaucoup de primo-voyageurs en Italie.En premier lieu, il existe une multitude de dénominations pour les lieux de restauration et vous rencontrez principalement, dans l’ordre croissant de standing : la Rosticceria (un snack amélioré), la Pizzeria (qui sert … des pizzas), la Trattoria ou l’Osteria ou (encore Hosteria) qui correspondent à nos brasseries françaises c’est à dire avec une carte généralement resserrée et parfois un four à Pizza, et enfin le Ristorante qui est équivalent de notre restaurant (ou de ce qu’il devrait être…) avec serveurs en livrée, nappes blanches, etc.
Ensuite sachez qu’à l’exception de la Rosticceria et de la Pizzeria (quoique ça dépend…) vous serez systématiquement facturés soit du couvert, soit du pain, soit du service, soit des trois, ou seulement du couvert et du service, ou bien … rien de tout ça dans les zones les plus touristiques car les touristes n’y comprennent rien et ont la désagréable impression de se faire plumer…

Afin d’éviter les surprises n’hésitez pas à bien regarder la carte où les suppléments doivent être mentionnés, ou bien à interroger le serveur.
Une fois attablés il n’y a plus qu’à partir à l’assaut de la carte et là … c’est le drame ! La carte fait 10 pages et vous vous retrouvez face à l’inventaire de tout ce qui compose le repas italien traditionnel, dans l’ordre : antipasti, zuppe, primi piatti, secondi piatti, contorni, dolce, pizza, et … tutti quanti.

Pas de panique voici l’essentiel pour survivre :

  • Les antipasti correspondent aux hors-d’œuvres, aux entrées, et vous y retrouverez aussi bien la tomate-mozzarella que des petites fritures de poisson ou des soupes (zuppe)
  • Les primi piatti regroupent généralement toutes les pâtes, lasagnes, gnocchis, et parfois s’y retrouvent aussi les pizzas.
  • Les secondi piatti regroupent les plats de résistance et sont généralement divisés entre secondi di carne (de viande) et secondi di mare (poisson/ fruits de mer) et là la liste est longue et variable selon les régions : scaloppine (escaloppes) et autres saltimbocca, abats, poissons grillés, abbaccio (agneau), filetto (filet de bœuf), …
  • Les contorni : votre attention s’il vous plaît ! Généralement les secondi piatti sont servis sans accompagnement (sauf mention contraire, ce serait trop simple sinon), il faut choisir vous même votre accompagnement (payant) entre les patate al forno (pommes de terre au four), les spinacci (épinards), melanzana (aubergine), verdure (salade, brocoli).
  • Les dolce ne sont autres que les desserts regroupant les pâtisseries, les gelatti (glaces), les fruits…

L’auteur de l’article tient à préciser que vous n’êtes pas obligés de manger un plat de chaque catégorie à chaque repas !! Il est normal et admis au XXIème siècle, même en Italie, de se contenter d’un Primo Piatto et d’un dessert; le serveur ne s’en offusquera pas même si il insiste un peu pour vous faire goûter le merveilleux secondo piatto de la Mamma qui vient de sortir du four. C’est le jeu.

Un glacier dans une rue de Rome

Tiens, c’est vrai que j’en ai pas parlé de la Gelateria… Cela nous fera un article dédié aux glaces italiennes!Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Se loger en Italie

Il est à noter que, quelque soit le type de logement, vous pouvez être redevable d’une taxe de séjour à la fin de celui-ci. Cette taxe relève de la compétence des régions tant pour son application que pour son montant, qui peut être plus (Rome…) ou moins (Naples) important, voire absent (Palerme). Le montant de cette taxe est fonction du nombre d’étoiles de l’hôtel de la durée du séjour (elle ne peut pas être facturée pour plus de 10 jours).

Les Hôtels

Les hôtels sont classés avec un système d’étoiles en fonction des prestations offertes : Wifi , salles de bains indépendantes, petit-déjeuner, etc. Le nombre d’étoiles n’est pas toujours déterminant dans la qualité de l’hôtel : vous avez de très bons 2 étoiles et des 4 étoiles vétustes mais dotés d’une antenne Wifi à l’accueil… De manière générale nos amis italiens ont l’étoile aussi facile que les décorations et les plumes sur les uniformes, donc rien ne vaut un bon conseil avant de réserver son hôtel !

Les pensions

Les pensions (ou parfois abusivement appelés B&B) sont des hôtels familiaux occupant généralement un ou plusieurs étages d’un immeuble. Elles sont soumises aux mêmes contraintes que les hôtels.

Les autres logements

En Italie vous trouverez une foultitude de chambres ou d’appartements disponibles via les plateformes internationales (AirBnb, Abritel, etc). Vous y trouverez le meilleur, avec des appartements de grand standing dans des immeubles ou des palais à des prix défiants toute concurrence, ou le pire, sauf si jouer le remake de Gomorra ou Romanzo Criminale pendant vos vacances ne vous fait pas peur. Ici aussi, prenez le temps de demander conseil et de regarder la situation du logement sur un plan.
Une particularité de certains centres villes historiques en Italie est qu’ils vous offrent la possibilité pour une somme dérisoire de dormir en cellule. Si si…Plus précisément, certaines communautés religieuses, qui disposent souvent de biens immobiliers considérables et bien placés mais n’ont pas d’argent pour les entretenir, mettent à la location certaines de leurs cellules, ou parfois des appartements indépendants. Cette offre alternative est la garantie de vivre des vacances pas comme les autres, dans un cadre souvent remarquable, avec pour seule contrainte, généralement, l’existence d’un couvre-feu.

Se déplacer

Le transfert depuis l’aéroport

A Rome pour le transfert depuis l’aéroport jusqu’à votre hôtel en centre ville vous avez le choix entre le train (le Leornardo Express à 14€ par personne) et le taxi pour lequel un tarif est affiché en gros à la station (48 ou 60 € selon le type de véhicule). La station de taxis officiels (blancs avec inscription Taxi ) se trouve à la sortie de l’aérogare sur la droite, avant d’y arriver vous serez abordés par de nombreux VTC, Uber et autres taxis clandestins, à vous de voir… mais vous risquez de payer plus cher si vous utilisez un taxi « alternatif ».

A Naples, le transfert en taxi de l’aéroport vers le centre coûte une trentaine d’euros et a l’avantage, à mon sens, de vous faire traverser des quartiers que vous ne visiterez pas par la suite, et c’est aussi l’occasion d’échanger avec le chauffeur de taxi qui vous donnera l’humeur de la ville et les dernières infos, car le chauffeur de taxi napolitain est souvent bavard, curieux et parfois francophone. Il y a par ailleurs des navettes de bus (Alibus pour 4€ par personne) toutes les 20 minutes environs, qui vous déposent à la Gare centrale Piazza Garibaldi ou au pied du Castel Nuovo en plein centre. Par ailleurs, il est prévu que le métro soit prolongé dans les prochaines années jusqu’à l’aéroport.

A Palerme vous avez le choix de rejoindre la ville en train ou en bus pour 6€, ou bien en taxi pour une cinquantaine d’euros. Peut-être aurez-vous la « chance », comme nous, de faire le trajet sur la rocade qui mène à la ville, longeant la mer, derrière un convoi pénitentiaire escorté par trois Alfa Romeo de Carabinieri slalomant pour dissuader toute tentative de dépassement… A peine arrivé et déjà dans l’ambiance !

Les déplacements en ville

La vertigineuse station de métro Garibaldi à Naples

Station de Métro Garibaldi à Naples – Metro Dell’ArteCrédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Vos meilleurs alliés lors de la découverte des villes d’Italie seront … vos pieds, car eux seuls vous permettront de musarder à droite et à gauche et de découvrir la chapelle oubliée des guides ou la divine trattoria de quartier que personne n’avait aperçu. Seulement parfois les distances peuvent être importantes entre deux points d’intérêts et dès lors il va falloir envisager d’économiser vos meilleurs alliés.
Dans les grandes villes le réseaux de transports est très étoffé et varié : bus, métro, funiculaire , taxi voire calèche ou triporteur motorisé.De manière générale en Italie vous ne pouvez pas héler un taxi dans la rue, il faut vous rendre à une station de Taxi (nombreuses dans les zones touristiques) ou bien appeler un service de radio taxi pour qu’on vienne vous chercher. Toujours dans les villes les plus touristiques, il existe des tarifs fixes pour desservir les principaux points d’intérêts, ce qui évite les surprises, il vous revient de préciser au chauffeur si vous souhaitez le tarif fixe ou le compteur.

A Rome le métro peut vous emmener jusqu’en bord de mer, dans le quartier de l’EUR, à Cinnecitta mais contourne l’hypercentre (Places Navonne, Campo dei Fiori, Ghetto, Trasteverre,…) où il faudra vous rabattre sur le bus ou le taxi.

A Naples il existe deux lignes principales pour le Métro, l’une dessert pour l’essentiel le centre ville et mérite d’ailleurs à elle seule une visite tant les stations, dans le cadre du projet Metro dell’Arte, sont superbes. La seconde ligne est plus une ligne de type train de banlieue qui peut vous emmener jusqu’à Cumes ou Pouzolles. Pour rallier Pompéi, Herculanum, Sorrente, il faut prendre le train Circum Vesuviana à la gare centrale.Par ailleurs, Naples dispose de funiculaires pour rejoindre les quartiers hauts de la ville (Vomero, …) et accéder à la Certosa San Martino ou au Castel Sant’Elmo.Pour rejoindre certains autres quartiers (Sanita, Capidomonte, …) il faut prendre le bus ou le taxi, avec toujours notre préférence pour les taxis napolitains dont nous n’arrivons pas à nous lasser, et qui sont souvent prompt à négocier un tarif avec un temps d’attente pour certaines visites excentrées.

A Palerme, le Métro est pour l’essentiel aérien et ne dessert que peu le centre ville historique (à l’exception du Palais des Normands), donc place aux bus, aux taxi et … aux triporteurs motorisés ! Ces derniers, autoproclamés « meilleurs taxis du monde », sont d’ailleurs une expérience tout à fait réjouissante et décoiffante, et vous permettrons de passer dans des rues où deux piétons ne se croiseraient pas de face …

Les triporteurs taxis de Palerme (Sicile)

Garage de triporteurs-taxis dans une ruelle de PalermeCrédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons