Carnets de voyages en Italie et méditerranée

Le Ghetto de Rome, un village dans la ville

Le Théâtre Marcello, surmonté depuis le 16ème siècle par la Palais de la famille Savelli, marque avec le portique d'Ottavia l'une des limites du Ghetto de Rome

Le Théâtre Marcello, surmonté depuis le 16ème siècle par la Palais de la famille Savelli, marque avec le portique d’Ottavia l’une des limites du Ghetto de Rome Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Ce qui frappe tout de suite en entrant sur la piazza Delle Cinque Scòle c’est cette atmosphère de petite ville coupée du reste de la Cité. En effet, cette place est la plus importante du Ghetto de Rome et elle est, comme tout le quartier, tournée sur elle-même, accessible soit depuis le Tibre en passant le long de la synagogue, à côté des guérites des carabinieri, soit par quelques passages et ruelles étroits. De haut bâtiments ferment la place où les bancs sont occupés par des anciens refaisant le monde, le parvis sert

Visiter les quartiers espagnols de Naples et y manger

Vue des quartiers espagnols de Naples

Les rues en pente des Quartiers Espagnols remontant vers la colline du Vomero, le linge séchant dans la rue et aux fenêtres, les modestes bassi – habitations d’une seule pièce situées au rez-de-chaussée des immeubles-, rassemblent une bonne part de l’imaginaire autour de Naples.Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

L’histoire des quartiers espagnols de Naples se rattache à celle de la domination espagnole sur la ville. Les vices-rois espagnols qui gouvernent le royaume de Naples, définitivement perdu par les français (alliés de circonstance des napolitains) en 1504 au profit de l’empire espagnol, ont apposé leur marque sur ce qui est à la fois la deuxième ville la plus peuplée d’Europe après Paris et la plus peuplée de l’empire espagnol. Dès lors ces vices-rois vont remodeler la ville, traçant la Via Toledo à l’emplacement des anciens fossés qui

Amalfi, la brillante et improbable République Maritime

Le Duomo d'Amalfi vu depuis la place centrale

La splendide Cathédrale d’Amalfi, richement décorée, et son grand escalier donnent une idée de la splendeur passée de la République Maritime d’AmalfiCrédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Même sur la place qui fait face au majestueux Duomo,  il est bien difficile de nos jours d’imaginer que Amalfi, cette petite ville de 6000 habitants à 70 kilomètres de Naples et 20 kilomètres de Salerne, fut il y a bien longtemps, une place forte du commerce et de la marine en Europe, et même au-delà. Cette ville coincée entre des montagnes culminant à plus de 1200 mètres et la mer, qui a donné son nom à la côté amalfitaine, est désormais le rendez-vous des stars et de ceux qui cherchent hors saison le calme et la beauté, nous propose aujourd’hui encore, malgré l’afflux des visiteurs, de très belles découvertes.

L’île de Procida, un monde en miniature au large de Naples

Procida la marina Corricella

La Marina Corricella résume bien la particularité de Procida : port de pêche abrité derrière des brises lames, façades orientales caractéristiques et colorées, coupole byzantine… Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Que peut-on lire comme bêtises sur ce petit caillou posé à 4 kilomètres de la côté en face de Naples et Pouzolles… Tel Guide (dont la couverture affiche une couleur issue du mélange harmonieux du bleu et du jaune) vous prévient sans rire que l’île est restée la plus sauvage du Golfe de Naples alors qu’elle est peuplée depuis 3000 ans et affiche aujourd’hui 2500 habitants au kilomètre carré ! Tel autre guide vous expliquera doctement qu’on ne sait pas grand-chose de l’histoire de l’île car elle n’est pas bien documentée … Bien loin des clichés et du manque d’intérêt heureux des guides touristiques et des tours opérateurs, Procida est un petit bijou réservé aux curieux, tellement différent de ses grandes sœurs Capri et Ischia.

La Basilique Saint Clément, 1800 ans d’histoire méconnue entre le Colisée et le Latran

Situé dans les niveaux bas de la Basilique Saint Clément cet autel est dédié à Cyrille et Méthode, évangélisateurs de l'Europe de l'Est au 9ème siècle

Situé dans les niveaux bas de la Basilique Saint Clément cet autel est dédié à Cyrille et Méthode, évangélisateurs de l’Europe de l’Est au 9ème siècleI, Ondřej Žváček [GFDL, CC-BY-SA-3.0 or CC BY 2.5], via Wikimedia Commons

À quelques brasses du Colisée, lieu touristique fréquenté si il en est, en direction de la Basilique Majeure de Saint Jean de Latran, sur une petite artère se trouve l’étonnante Basilique Saint Clément . Étonnante elle l’est tant par le contraste entre sa façade, austère et discrète, et la richesse de sa décoration intérieure, elle l’est également par le calme et la paix qu’on y trouve à deux pas d’un des sites archéologiques les plus visités au monde, elle l’est enfin pour la richesse de son histoire et de son architecture.

Un long week-end à Palerme, 3 jours pour découvrir la capitale arabo-normande de la Sicile

La baie de Palerme - la Conca d'Oro - vue depuis les toits de la Cathédrale de Monreale.

La baie de Palerme – la Conca d’Oro – vue depuis les toits de la Cathédrale de Monreale.Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Palerme, capitale de la plus grande île de la méditerranée, est une ville paradoxale où se mêlent les plus grandes richesses et une misère dont on a du mal à imaginer l’existence en Europe au 21ème siècle. Palerme c’est le bruit et la fureur, mais aussi la beauté et un art de vivre inimitable, souffrant de nombreux maux, dont la corruption et Cosa Nostra ne sont pas les moindres, durement touchée par les bombardements alliés en 1943, la ville tente depuis plusieurs années de changer son image. La mafia a perdu du terrain et gagné l’hostilité d’une part grandissante de la population, les infrastructures se modernisent peu à peu, et la capitale de la Sicile se prépare à être en 2018 la Capitale Italienne de la Culture ; l’occasion rêvée pour un long Week-end à Palerme !

Visiter Capri, l’île aux merveilles

Visiter Capri, les faraglioni

les Faraglioni sont l’une des attractions incontournables de Capri, à voir de près lors du tour de l’île en bateau.Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Des trois îles du Golfe de Naples, avec Ischia et Procida, Capri est de loin la plus réputée et la plus touristique, et parfois pour de mauvaises raisons (non c’est pas fini!). De fait, visiter Capri en été dans de bonnes conditions relève du défi car il faut s’attendre à un afflux de touristes qui allongeront les files d’attentes et pimenteront les additions dans les restaurants et les hôtels. Cependant il ne faut surtout pas se décourager, surtout si vous avez la chance de pouvoir venir au printemps ou à l’automne, car Capri est bien la plus belle île du plus beau Golfe d’Italie, sa végétation luxuriante à peu à envier aux caraïbes, ses falaises offrent des perspectives spectaculaires, les vestiges historiques nombreux et étonnants mériteraient à eux seuls le voyage. Nous allons vous proposer une découverte de l’île de Capri sur une journée au départ de Naples, certains que vous y retournerez !

Une excursion à Ischia : le Château Aragonais

L'arrivée sur Ischia en Ferry, avec l'ombre de Capri qui se dessine...

L’arrivée sur Ischia en Ferry, avec l’ombre de Capri qui se dessine…Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Le Golfe de Naples compte trois îles dont la plus célèbre n’est autre que la divine Capri, la plus petite Procida, et la plus grande et la plus peuplée est Ischia. Il serait illusoire de faire le tour de cette île de 46 km² en une fois, mais elle peut parfaitement faire l’objet d’une excursion très agréable d’une journée depuis Naples, en prenant par exemple comme objectif principal la visite du Château Aragonais.

Trois restaurants au Campo de Fiori

Terrasse de restaurant sur le Campo de Fiori le soir à Rome

Le choix de tables de toutes sortes autour du Campo de Fiori de Rome est important, nous vous proposons une petite sélection à bon prix !Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Si vous ne l’avez pas encore expérimenté vous ne tarderez pas à découvrir que l’offre de restaurants à Rome est considérable, encore plus sur les lieux les plus touristiques, et vous aller être bien en peine de choisir une table ! Aussi, comme les guides touristiques disent tout et son contraire (parfois de bonne foi d’ailleurs), nous allons compléter notre sélection, à commencer par trois restaurants au Campo de Fiori.

Sortir à Rome : le Campo de Fiori

Statue de Giordano Bruno rome

Sa statue en bronze de Giordano Bruno veille sur le Campo de Fiori depuis 1889Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Il est facile de trouver à Rome un quartier pour sortir après une journée de visite ; les places, placettes, ruelles, regorgent, dans de nombreux quartiers, de bars à cocktails, d’enoteche, de clubs.
L’ambition de Viaggio Italia n’est donc pas de faire le tour de tous les bars de Rome car, même si je pense pouvoir trouver des volontaires, nous craignons d’occasionner des troubles à l’ordre public, ainsi qu’à l’ordre domestique… Nous tacherons donc de nous atteler à une tache plus abordable consistant à proposer modestement quelques points de chutes à ceux qui découvrent Rome, et nous commencerons par une place haute en couleur : le Campo de Fiori.