Carnets de voyages en Italie et méditerranée

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Les Musées du Vatican : la Galerie des Cartes Géographiques

Vue du latium dans la Galerie des Cartes Géographiques des Musées du Vatican

Cette carte du Latium et de la Sabine illustre parfaitement le projet mené par Ignazio Danti à savoir représenter chaque région de l’Italie en incluant une vue de la principale ville. Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Ça y est ! Vous avez bravé la file d’attente aux caisses des Musées du Vatican, laquelle vous a permit longuement de faire connaissance avec le périmètre de l’imposant mur d’enceinte de la Cité Papale (à moins bien entendu que vous n’ayez réservé sur Viaggio Italia un billet coupe-file!). Votre amour de la peinture vous envoyé directement vers la merveilleuse Pinacothèque Vaticane où, entre une énucléation évitée de justesse face à une perche à selfie et la course de trot entamée entre le groupe au maillot vert et celui des rouges, vous vous êtes pâmés devant Raphaël, Titien, la Déposition de Croix d

La Farnesina, Raphaël, le Pape et le banquier.

Le Conseil des Dieux est la seconde grande fresque de Raphaël dans la loggia de la Farnesina, achevée uniquement en 1520, l'année de la mort de Raphaël et de Chigi...

Le Conseil des Dieux est la seconde grande fresque de Raphaël dans la loggia de la Farnesina, achevée uniquement en 1520, l’année de la mort de Raphaël et de Chigi…Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

À Rome en contrebas du Lungotevere, entre le quartier du Trastevere et le Château Saint-Ange, se niche une délicieuse Villa, prototype de ces villas romaines décorées de la Renaissance pour de riches mécènes : la Villa Farnesina. Cette fantaisie d’un très fortuné banquier génois fut entièrement conçue et décorée par l’architecte Baldassare Peruzzi – qui dirigea plus tard les travaux de Saint-Pierre de Rome – et le peintre Raphaël accompagné de son atelier, notamment Sebastiano Del Piombo et Giulio Romano.

Le Caravage, l’itinéraire impossible d’un génie impétueux

Portrait du Caravage à la craie

Portrait du Caravage à la craie sur papier, par Ottavio Leoni vers 1621, soit 11 ans après la mort du maîtreOttavio Leoni [Public domain], via Wikimedia Commons

Michelangelo Merisi est mort tristement, comme n’importe quel quidam du 17ème siècle, sur une plage écrasée par le soleil de l’été à Porto Ercole, le 18 juillet 1610 à l’age de 38 ans. Cette fin misérable au bout d’une courte vie, marquée par tous les excès et par la fuite, ajoute encore à la légende de celui qui sous le nom de Caravage est de nos jours l’un des artistes les plus adulés. Plus qu’à l’étude de son œuvre, que nous laisserons volontiers aux spécialistes chevronnés, nous allons nous attacher à retracer le parcours (stricto sensu) qui mena ce jeune homme à la fois génial et fougueux de Milan à Malte, en passant par Rome et Naples, jusqu’à cette plage plage de Toscane…

Autour de la Piazza Mercato, les vestiges de la Naples médiévale

Via del Lavianaio à Naples

Les rues qui mènent du Corso Umberto à la Piazza Mercato montrent le visage d’une Naples populaire inconnue des touristes et de beaucoup de napolitains, et pourtant une grande banderole « benvenuto al Mercato » vous accueille dès que vous quittez le grand boulevard. Alors ? On y va ?Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Voici un quartier de Naples dont on ne parle jamais, où jamais un groupe de touristes ne risquera d’y aventurer son Pullman ; commençant à deux pas de la Gare Centrale et coincé entre le long et rectiligne Corso Umberto et la zone portuaire ; le quartier du Mercato est l’un des plus populaires, par endroit des plus délabrés de Naples, et probablement l’un des plus intéressants ! Suivez-nous, sans crainte autour de la Piazza Mercato sur les traces de la Naples médiévale.

La France à Rome, du Palais Farnèse à la Villa Médicis

Façade du Palais Farnese, ambassade de France à Rome

Situé à deux pas du Campo dei Fiori à Rome, le Palais Farnese est le siège de l’Ambassade de France en Italie depuis 1874 et le siège de l’École Française de Rome depuis 1876By Myrabella (Own work) [GFDL or CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Les liens entre Rome et la France sont nombreux et se sont noués au fil d’une histoire mouvementée: sac de Rome par les normands de Robert Guiscard, guerres d’Italie de 1494 à 1559, nouvelles guerres d’Italie du Général Bonaparte, Rome devint même un département français en 1811 sous l’Empereur Napoléon 1er, assistance de Napoléon III au royaume de Piémont Sardaigne dans les années 1860 pour l’unification de l’Italie (moyennant Nice et la Savoie…), mais défense des États Pontificaux contre l’Italie unifiée… De ces

Top 10 des activités gratuites à Rome

Largo Torre Argentina

L’ère sacrée du Largo Torre Argentina, saurez-vous trouver les chats ?Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Visiter Rome est un enchantement mais l’honnêteté nous pousse à avouer ce que beaucoup savent : Rome est une ville chère, au même titre que Paris et les grandes capitales européennes. Sans même parler de l’hébergement et de la nourriture dans les quartiers touristiques de la ville, les visites des monuments représentent souvent souvent un budget important, malgré des dispositifs intéressants comme le Roma Pass  : 16€ pour les musées du Vatican, 10€ pour les sous-sols de la Basilique San Clemente, 12 € pour

Les basiliques Santa Prassede et Santa Pudenziana de Rome, un recueil de mosaïques méconnues

Façade basilique Santa Pudenziana Rome

La façade quelque peu défraîchie de la Basilique Santa Pudenziana recèle encore des traces de fresque anciennes et montre un campanile du 13ème siècleCrédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

La ville de Rome compte pas loin de 900 églises dont certaines sont des lieux universellement connus, comme les quatre Basiliques Majeures de Saint Pierre, Saint Jean de Latran, Saint Paul hors les Murs et Sainte Marie Majeure, mais de nombreuses autres églises romaines demeurent assez méconnues alors qu’elles renferment des trésors artistiques inestimables. À ce titre, les Basiliques Santa Prassede et Santa Pudenziana (Sainte Praxede et Sainte Pudencienne), bien que situées à deux pas de la Gare de Termini, des Termes de Dioclétien et de

Amalfi, la brillante et improbable République Maritime

Le Duomo d'Amalfi vu depuis la place centrale

La splendide Cathédrale d’Amalfi, richement décorée, et son grand escalier donnent une idée de la splendeur passée de la République Maritime d’AmalfiCrédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Même sur la place qui fait face au majestueux Duomo,  il est bien difficile de nos jours d’imaginer que Amalfi, cette petite ville de 6000 habitants à 70 kilomètres de Naples et 20 kilomètres de Salerne, fut il y a bien longtemps, une place forte du commerce et de la marine en Europe, et même au-delà. Cette ville coincée entre des montagnes culminant à plus de 1200 mètres et la mer, qui a donné son nom à la côté amalfitaine, est désormais le rendez-vous des stars et de ceux qui cherchent hors saison le calme et la beauté, nous propose aujourd’hui encore, malgré l’afflux des visiteurs, de très belles découvertes.

La Basilique Saint Clément, 1800 ans d’histoire méconnue entre le Colisée et le Latran

Situé dans les niveaux bas de la Basilique Saint Clément cet autel est dédié à Cyrille et Méthode, évangélisateurs de l'Europe de l'Est au 9ème siècle

Situé dans les niveaux bas de la Basilique Saint Clément cet autel est dédié à Cyrille et Méthode, évangélisateurs de l’Europe de l’Est au 9ème siècleI, Ondřej Žváček [GFDL, CC-BY-SA-3.0 or CC BY 2.5], via Wikimedia Commons

À quelques brasses du Colisée, lieu touristique fréquenté si il en est, en direction de la Basilique Majeure de Saint Jean de Latran, sur une petite artère se trouve l’étonnante Basilique Saint Clément . Étonnante elle l’est tant par le contraste entre sa façade, austère et discrète, et la richesse de sa décoration intérieure, elle l’est également par le calme et la paix qu’on y trouve à deux pas d’un des sites archéologiques les plus visités au monde, elle l’est enfin pour la richesse de son histoire et de son architecture.

Un long week-end à Palerme, 3 jours pour découvrir la capitale arabo-normande de la Sicile

La baie de Palerme - la Conca d'Oro - vue depuis les toits de la Cathédrale de Monreale.

La baie de Palerme – la Conca d’Oro – vue depuis les toits de la Cathédrale de Monreale.Crédit photos www.viaggio-italia.fr sous licence Creative Commons

Palerme, capitale de la plus grande île de la méditerranée, est une ville paradoxale où se mêlent les plus grandes richesses et une misère dont on a du mal à imaginer l’existence en Europe au 21ème siècle. Palerme c’est le bruit et la fureur, mais aussi la beauté et un art de vivre inimitable, souffrant de nombreux maux, dont la corruption et Cosa Nostra ne sont pas les moindres, durement touchée par les bombardements alliés en 1943, la ville tente depuis plusieurs années de changer son image. La mafia a perdu du terrain et gagné l’hostilité d’une part grandissante de la population, les infrastructures se modernisent peu à peu, et la capitale de la Sicile se prépare à être en 2018 la Capitale Italienne de la Culture ; l’occasion rêvée pour un long Week-end à Palerme !